Corentin Boizot-Blaise


Corentin Boizot-Blaise né dans une famille d’artiste, d’une mère danseuse et d’un père flûtiste. Il grandit dans les loges des spectacles de la Compagnie de Danse Populaire Française, troupe de danse folklorique créée par ses grand-parents.

Il commence la musique dans un cursus classique à l’âge de huit ans : solfège, chorale, orchestre, auxquels s’ajoutent des cours individuels de violon. Un parcours qui lui donne une solidité théorique qu’il affinera plus tard grâce à des disciplines d’érudition comme l’harmonie au clavier, et un diplôme d’une école supérieur de jazz. C’est au collège-lycée Jean de La Fontaine à Paris où il suit une scolarité en horaires aménagées qui lui libèrent tous les après-midi pour sa pratique de la musique. Il ne se cantonne pas qu’au violon et se met à la batterie à 14 ans et à la cornemuse écossaise à 15 ans.

Après l’obtention d’un baccalauréat littéraire, il intègre L’American School Of Modern Music, en tant que batteur. Il y étudie l’harmonie jazz, la composition, l’arrangement ou encore la direction d’orchestre. Il en sort diplômé en 2011.

Au début des années 2010, c’est dans le groupe Inglenook qu’il se fait repérer, percussionniste créatif au son unique, il participe avec ce trio à plus de 100 concerts avec notamment un passage remarqué aux Francofolies de La Rochelle. Reconnu sur la scène Chanson française parisienne, il accompagne également Virgule et Cécile Brooks.

C’est en 2016 qu’il reprend le violon, laissé de côté quelques années plus tôt. Et en particulier par le biais de la musique traditionnelle québécoise, il se replonge dans la pratique de cet instrument. Véritable boulimique, c’est par quatre voyages au Québec en trois ans qu’il s’affirme comme un passionné et ambassadeur avéré du violon québécois en France.

Parallèlement il participe à la création de Chaï, un bal poitevin avec deux musiciens expérimentés, Benoit Guerbigny et Gabriel Lenoir. Il explore d’autant plus ce terroir par l’association avec l’accordéoniste Simon Nauleau au sein du Duo Yeto. Il est aussi un membre fondateur du groupe de bal basque Oreinak, créé en 2018 avec la trikiste Maider Martineau, la meneuse de danse Ana Perez et le percussionniste Mathias Goyheneche.

Il est à l’origine du collectif de musique traditionnelle américaine Pig Society. Le collectif a depuis 2016 regroupé plus d’une dizaine d’artistes (Julia Zech, Leopoldine Guillaume, Valentin Lallart, Félix Masson…).

En 2019, il crée La Veillée, avec Mélina Mauger-Lavigne, Simon Degrave et Darius Lecharlier. Veillée de danse et de musique québécoise, ce projet permet à Corentin Boizot-Blaise d’amener sur le territoire français la musique qui l’a tant inspiré et en particulier les veillées de danse qui sont à ses yeux un modèle d’inclusion. Projet éphémère malheureusement puisque Mélina et Simon repartiront vivre au Québec dès 2020.

Suivra en 2023, l’association avec Colin Delzant au violoncelle d’où nait La Belle Ivresse. Un duo au répertoire de concert et de bal québécois qui s’inspire de l’euphorie des veillées et sessions du Québec. La Belle Ivresse célèbre et transforme cette musique en oscillant constamment entre les codes de la tradition et une irrésistible envie de remodeler le cadre.

Par ailleurs, Corentin Boizot-Blaise est également compositeur et produit la musique du spectacle de cirque Kano de la compagnie belge Les Argonautes. Il joue le rôle de musicien/passeur dans cette création sur la migration qui se fera remarquée au Festival d’Avignon 2025.

La production musicale l’amène à travailler avec l’association poitevine Poitcast, productrice de fictions sonores, podcasts, reportages audios. Il signe la musique de la série Quitter Paris, ainsi du reportage Costaudes, tous deux sortis en 2025.

©David Goguet